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Progressif, entrelacé

Wednesday, February 2nd, 2011

Lorsque j’avais acheté ma caméra Canon HV30i en été 2008, un des critères que j’avais considéré comme déterminant était la présence d’un mode 25p, c’est-à-dire la possibilité de filmer en haute définition à 25 images/secondes en mode progressif.

Pendant plus de 2 ans, faute de temps, je n’avais pas exploité cette possibilité, me contentant de filmer en entrelacé. Mais il y a quelques mois, j’ai enfin pris le temps d’approfondir le sujet et de mettre en place dans Final Cut Pro les réglages nécessaires pour gérer ce fameux mode 25p.

Je ne le regrette pas !

Progressif, entrelacé, kesako ?

Avant d’aller plus en avant, il faut tout d’abord bien comprendre ce qu’est le mode entrelacé et en quoi il diffère du mode progressif.

Revenons donc aux principes de base de l’animation : pour reproduire une illusion de mouvement, celui-ci doit être décomposé en une succession d’images fixes. Ces images fixes seront ensuite diffusées les unes après les autres à une vitesse suffisante pour que le cerveau ait l’illusion de mouvement.

Au moment de la restitution du mouvement, trois problèmes doivent être surmontés : la finesse de l’image (sa résolution), le scintillement, et la fréquence de restitution (le nombre de fois par seconde qu’une image différente est affichée)[1].

Finesse de l’image

C’est le niveau de détail (la résolution, ou encore la définition) de l’image. Plus la définition est faible, moins l’image comportera des détails. En informatique, on parle souvent de pixel pour identifier le plus petit élément constituant une image. La définition standard découpe l’image en 576 lignes de 768 pixels. La haute-définition découpe l’image, par exemple, en 1080 lignes de 1920 pixels (il y a d’autres formats considérés comme haute-définition).
1080 lignes 576 lignes 288 lignes

Le scintillement

Grâce à la persistance rétinienne, au moment où une image n’est plus affichée, l’œil continue de la percevoir encore quelques millisecondes.
Toutefois, si une nouvelle image n’est pas réaffichée après 10 à 25 millisecondes (cela dépend de l’intensité lumineuse de l’image), l’œil perçoit une baisse d’intensité lumineuse, qui débouche sur une sensation de scintillement.
Pour que ce scintillement disparaisse complètement, il faudrait qu’une image soit affichée 80 fois par seconde (80 Hz). Dans certaines conditions (pièce sombre), 40 Hz est acceptable.

La fréquence de restitution

C’est la vitesse de défilement des images. Aux débuts du cinéma, la fréquence minimale pour restituer une illusion de mouvement a été établie à 12 images par seconde. Dans le but de garantir un confort de vision acceptable, la fréquence de 16 images par seconde s’imposa comme un minimum. Actuellement, le cinéma traditionnel utilise une fréquence de 24 images par seconde (cette fréquence avait été choisie pour garantir une qualité sonore suffisante de la bande son). Bien qu’acceptable cette fréquence ne permet pas de reproduire les mouvements avec une fluidité parfaite. Pour y parvenir, il faudrait une fréquence d’au moins 50 images par seconde.

Résolution de ces problèmes au cinéma

Le cinéma restitue 24 images complètes par seconde. Pour éviter le scintillement, chaque image est projetée deux fois[2] [3]. Il y a donc chaque seconde 48 projections d’image, mais avec 24 images différentes.
La résolution de l’image dépend de la pellicule et de la qualité de la copie. Par exemple, une pellicule 35 mm peut reproduire une résolution de 1536 lignes de 2048 pixels[4].

Résolution de ces problèmes en télévision

L’arrivée de la télévision dans le milieu du XXe siècle change considérablement la façon de restituer une image et à fortiori le mouvement.

Contrairement au cinéma où l’image est affichée instantanément dans son intégralité, sur un écran à tube cathodique, l’image est produite par un faisceau d’électrons qui balaye la surface de l’écran afin d’en allumer certains points (les photophores). L’image est donc affichée point par point, par un mouvement rapide en Z du faisceau.

De plus, des contraintes techniques ont imposé que la vitesse de balayage de ce faisceau doive être synchronisée sur la fréquence du réseau électrique (contrainte technique de l’époque découlant de problèmes de parasitage par l’électronique[5] [6]. La fréquence du réseau électrique en Europe (50 Hz) impliquait donc 50 images par seconde. Toutefois, avec les techniques de l’époque (dans les années 30), il n’était pas possible d’afficher beaucoup plus que 200 lignes en 1/50e de seconde[7].

D’ailleurs, même s’il avait été possible de transmettre une image de plus de 400 lignes 50 fois par seconde, cela aurait été beaucoup trop gourmand en bande passante.

Un autre problème serait survenu lorsqu’une image complète était affichée ligne par ligne : avec les photophores de l’époque, le haut de l’image aurait commencé à s’estomper alors que le bas de l’image n’était pas encore affiché, ce qui aurait rendu le phénomène de scintillement inacceptable[8].

L’idée a donc été de découper une image (faite donc de plusieurs lignes) en deux demi-images (deux trames), constituée pour la première des lignes impaires de l’image complète et pour la deuxième des lignes paires. Cette solution résolvait plusieurs problèmes : la bande passante nécessaire était acceptable, la restitution du mouvement suffisante (25 images complètes par seconde), la fréquence de 50 Hz limitait la perception du scintillement et l’affichage de l’image complète en deux passages réduisait l’impact de la diminution d’intensité des photophores.

À noter que, bien que la plupart du temps, la première trame (demi-image) est constituée des lignes impaires (on parle également de trame supérieure, ou encore de UFF pour upper field first), certains formats (particulièrement le format DV) utilisent pour la première image les lignes paires (on parle également de trame inférieure ou encore de LFF pour lower field first).

Aux États-Unis (ainsi que dans certains autres pays), la fréquence du réseau électrique est de 60 hertz. Le faisceau d’électrons affiche donc 60 demies-images par seconde, soit 30 images complètes par seconde. Cette fréquence légèrement plus élevée atténue d’ailleurs encore d’avantage le phénomène de scintillement.

Lorsqu’une image complète est formée de deux demies-images, on parle d’un affichage entrelacé (interlaced en anglais). Si 50 demi-images sont affichées par seconde, on parle d’un format 50i. Si ce sont 60 demi-images qui sont affichées chaque seconde, on parle d’un format 60i.

Lorsqu’une image complète est formée d’une image pleine, on parle d’affichage progressif (progressive en anglais). Si 25 images complètes sont affichées chaque seconde, on parle d’un format 25p. Le format du cinéma traditionnel est donc noté 24p.

Pour en savoir plus, je recommande l’excellent site VSB, véritable mine d’informations.

Capture vidéo

À l’époque où les caméras vidéo se sont démocratisées, l’immense majorité des téléviseurs étaient à tube cathodique et n’étaient capable que de diffuser une image entrelacée. Les caméras se sont donc basées sur ce système pour la capture des images et le stockage sur cassettes vidéo.

Pour illustrer cela, prenons la séquence d’un train qui se déplace. Cette séquence présente 4 images, chacune d’une durée de 1/50e de seconde.

à 1/50e à 2/50e à 3/50e à 4/50e
Mouvement de base
capture 50i
capture 25p

Un avantage d’une capture 50i apparaît immédiatement : il y a plus d’images par secondes qu’en 25p, ce qui semble préférable lors d’un mouvement rapide. Par contre, c’est au détriment de la résolution verticale : ce sont bel et bien des demi-images et non pas des images complètes.

Montage non-linéaire

Quel que soit le mode (50i ou 25p), les logiciels de montage non-linéaire travaillent sur une base de temps de 25 images par secondes (en Europe), afin de manipuler des images complètes.

En 50i, une image complète est donc formée de deux demi-images qui ont été filmées à un moment différent (20 ms les sépare). Un objet en mouvement sera alors à une certaine position sur la première demi-image, et un peu plus loin sur la deuxième. Lorsque ces deux demi-images sont affichées simultanément, il en résulte un effet de peigne bien visible sur l’exemple ci-dessous.

à 1/25e à 2/25e
50i
25p

Note : Souvent, en 50i, cet effet n’est pas visible dans le logiciel de montage du simple fait que l’image n’est pas affichée à la bonne échelle. Elle est en effet souvent réduite en taille afin d’avoir sur le même écran l’image et les autres fenêtres graphiques du logiciel de montage (par exemple la ligne de temps et les chutiers). Pour que l’effet soit observable, il est donc important que l’image soit affichée à 100% de sa taille.

Image filmée en 50i, mais affichée à 40% : l’effet de peigne est invisible.
Image filmée en 50i, affichée à 100% : l’effet de peigne est visible.
Image filmée en 25p, affichée à 40%
Image filmée en 25p, affichée à 100%

Cet effet de peigne est révélateur du problème des images entrelacées : une image pleine est faite de demi-images. Les effets de montage (ralenti, fondu, floutage, etc.) devront donc être calculés sur des demi-images. La compression est également faite sur des demi-images.

Cela complique les choses, mais reste nécessaire si le film obtenu a pour but d’être diffusé sur un appareil reproduisant uniquement des images entrelacées (sur de tels appareils, l’effet de peigne est d’ailleurs inexistant).

Par contre, si le film peut être diffusé sur un support reproduisant des images de façon progressive, alors toute la complexité amenée par l’entrelacement disparaît.

En l’occurrence, depuis quelques années, une grande partie des supports de diffusion de films travaillent en mode progressif, en particulier  les écrans d’ordinateur et les téléviseurs modernes (plasma, LCD, etc). D’ailleurs, la diffusion d’un film entrelacé sur un appareil progressif est médiocre, car l’effet de peigne est flagrant (à moins que le dispositif soit capable de désentrelacer la source).

Car pour éviter l’effet de peigne à partir d’une image entrelacée, il faut la désentrelacer. Selon la performance du logiciel utilisé, ce désentrelacement sera de plus ou moins bonne qualité, le but étant d’essayer tant bien que mal de reconstituer des images complètes à partir de deux demi-images décalées dans le temps.

Différence de qualité d’image

J’ai déjà mentionné plus haut que lors du traitement des images, il est plus facile de travailler sur des images entières que sur des demi-images entre autres pour les effets spéciaux.

Mais, en terme de qualité d’image, y a-t-il une différence ? Comparons :

image extraite d’une vidéo entrelacée
image extraite d’une vidéo progressive

Bien que la différence soit minime, on perçoit tout de même une meilleure finesse verticale avec une image progressive. Le visage du personnage est révélateur :

détail d’une image entrelacée
détail d’une image progressive

On constate d’ailleurs que la compression provoque moins d’artefacts sur l’image progressive que sur l’image entrelacée.

Mais ma plus grande surprise a été la différence de sensibilité en basse lumière.

image extraite d’une vidéo entrelacée
image extraite d’une vidéo progressive

C’est peut-être difficile à croire, mais les deux images ci-dessus ont été réalisées sous des conditions d’éclairage strictement identiques !

Voici une vidéo qui illustre et compare ce qu’on vient de voir.

Finalement, voici en guise de dernière comparaison un cas extrême : une image faite de lignes de un pixel. C’est le cas le pire pour une vidéo entrelacée, car ces lignes n’apparaissent qu’une trame sur deux et provoquent donc un effet de scintillement très désagréable.

vidéo entrelacée vidéo progressive
télécharger la vidéo originale télécharger la vidéo originale

À noter que les vidéos originales (encodées avec l’Apple Intermediate Codec) ont été converties en MP4. On voit d’ailleurs que la vidéo entrelacée complique la tâche de la conversion/compression en MP4. Il en résulte d’ailleurs des artefacts indésirables.

Du progressif de bout en bout

Il semble donc évident qu’à l’heure actuelle, si une vidéo à pour but d’être visionnée sur un ordinateur ou sur un téléviseur moderne, l’idéal est de travailler en progressif de bout en bout : de la capture en passant par le montage, jusqu’à la diffusion.

La capture

La capture reste la première difficulté majeure pour obtenir du progressif : la plupart des caméscopes grand public capturent une image entrelacée (mais je suis sûr qu’au fur et à mesure que cet article deviendra âgé, cette affirmation sera de moins en moins exacte).

D’après mes constatations, Canon est un des premiers constructeurs à proposer le 25p (sans doute à cause de son historique orienté appareils photos, monde dans lequel l’entrelacement n’existe pas). La plupart de ses caméscopes HD proposent donc le mode 25p.

Dans ce mode, la capture est donc progressive, mais encore souvent (en particulier sur les caméscopes à cassettes) l’enregistrement est fait en entrelacé. C’est le cas de la Canon HV30i.

Le principe est simple : l’image complète est découpée en deux trames, qui sont enregistrées comme si ces trames avaient été capturées de façon entrelacée.

Le montage

Notre clip vidéo, filmé en mode progressif, a donc été “laminé” pour être enregistré comme un clip entrelacé.

Lors de son importation dans Final Cut Pro, si rien de particulier n’est fait, le clip sera importé comme un clip entrelacé et manipulé également comme tel. Il faut donc indiquer à Final Cut Pro que le clip en question a été filmé en mode progressif et qu’il faut le traiter comme tel. Cela peut se faire directement dans la fenêtre Navigateur si l’affichage a en mode liste, en cliquant avec le bouton de droite sur la colonne Priorité de trame du clip (ou des clips) sélectionné(s).

Il est également possible d’ajuster la priorité de trame clip par clip, par le menu contextuel du clip (Propriétés de l'élément→Format).

Une fois la priorité de trame ajustée pour tous les clips, il est bien sûr primordial de les utiliser dans une séquence également configurée pour le mode progressif (menu contextuel de la séquence→Réglages).

La manipulation est donc toute simple, encore faut-il ne pas oublier de la faire.

Ainsi, l’entrelacement n’est plus qu’un mauvais souvenir hérité des premières méthodes de diffusion et de reproduction d’images animées !


  1. [1] Persistance rétinienne et illusion de mouvement, Wikipédia, la vision
  2. [2] Avancement du film et projection, Wikipédia, Projection cinématographique
  3. [3] Les principes du cinéma, VSB, Vidéo numérique : les bases
  4. [4] Cinéma numérique, 2K, Guide de la haute définition, partie 3, page 37
  5. [5] Lines and refresh rates, Wikipedia, NTSC
  6. [6] Contraintes dues au secteur, Supélec, Choix de la fréquence trame ou image
  7. [7] Interlaced video : history, Wikipedia, Interlaced video
  8. [8] L’image entrelacée de la télévision, VSB, Vidéo numérique : les bases

Diffuser des vidéos depuis son blog

Wednesday, December 22nd, 2010

Lorsque je souhaite diffuser une vidéo familiale sur mon blog, voilà les contraintes que j’ai, par ordre d’importance :

  1. La vidéo doit rester privée : seuls les personnes qui lisent le blog doivent pouvoir accéder à la vidéo.
  2. Les personnes qui lisent le blog doivent pouvoir les télécharger.
  3. Les vidéos doivent être visibles au moyen d’un navigateur Mac ou PC. Elles doivent également être visibles sur un iPod, iPhone ou encore iPad.
  4. Du moment qu’une personne lit le blog, la vidéo doit être facilement accessible (en particulier, sans devoir taper un mot de passe).
  5. Bonne qualité.

Première solution : vimeo, compte standard

Ma première solution était d’utiliser un compte vimeo gratuit. Je trouvais la qualité de leur encodage et le look général du site et du lecteur de vidéos me convenait parfaitement (largement plus que YouTube). Les quotas me suffisaient.

Cette solutions présentait cependant deux défauts :

  • Les vidéos ne sont pas visibles sur un iPhone ou iPad (contrainte 3).
  • La seule façon de rendre les vidéos privées était de les protéger avec un mot de passe (contrainte 4).
  • Pour télécharger une vidéo, la personne intéressée doit créer/avoir un compte vimeo.

Deuxième solution : vimeo, compte plus

J’ai donc récemment opté pour une autre solution : payer pour un compte vimeo plus. Cette solution était censée me permettre de régler beaucoup plus finement l’intimité (privacy) de mes vidéos (contrainte 1). De plus, les vidéos d’un compte vimeo plus devenaient accessibles depuis un iPhone ou un iPad (contrainte 3).

Cependant, malgré une plus grande possibilité d’ajustement de l’intimité, je ne suis pas parvenu à une solution qui me convenait.

Le compromis à faire était le suivant :

  • Soit je cache les vidéos du site vimeo et elles sont visibles depuis les domaines que je spécifie. Mais alors, comme elles n’apparaissent plus sur le site vimeo, elles ne sont plus téléchargeables.
  • Soit je les protège par mot de passe, mais du coup, je n’améliore guère la situation par rapport à la solution initiale.
  • Soit je les laisse visibles depuis vimeo. Finalement, seules les personnes qui nous connaissent seraient susceptibles de venir voir mes vidéos, non ? NON !

Voilà ce qu’il s’est passé : lorsque j’ai acheté un compte vimeo plus, j’en ai recréé un complet et j’ai choisi d’y re-transférer toutes mes vidéos (le but : bénéficier d’un encodage à deux passes proposé aux membres vimeo plus). J’ai donc utilisé pour la première fois leur logiciel vimeo uploader (qui est très pratique). Au bout de quelques jours de transfert, la dizaine de gigas de vidéos que j’ai s’est correctement retrouvé sur mon compte vimeo.

Par contre, il y a un réglage que je n’avais pas modifié et toutes les vidéos transférées sur mon compte vimeo étaient publiques par défaut. Et ce que j’ai vu m’a fait froid dans le dos :

Ce compte vimeo venait d’être créé, les vidéos s’y trouvaient depuis à peine quelques jours. Elles n’étaient pas encore en lien avec mes blogs. La seule façon de les voir était donc de “tomber dessus” depuis le site vimeo.

Et bien je trouve effrayant de constater que les vidéos les plus vues sont celles où l’on voit des enfants nus. Si je pouvais encore en douter, je suis convaincu maintenant de deux choses : le net fourmille de pervers; l’intimité de mes vidéos est une contrainte qui n’accepte aucun compromis.

Troisième solution : héberger moi-même

J’ai donc finalement opté pour héberger mes vidéos moi-même, c’est-à-dire chez mon fournisseur (bluehost.com pour ne pas le citer). Comme je n’ai pas de limite d’espace disque ni de transfert de données, ce n’est pas un problème majeur.

J’utilise donc maintenant le lecteur VideoJS (un lecteur libre très complet) et le plugin WordPress qui va avec. C’est un lecteur HTML5 (donc compatible avec l’iPhone et l’iPad), mais capable de se rabattre sur un lecteur flash.

Pour faire fonctionner le tout, voilà comment je procède :

Conversion de la vidéo

C’est actuellement la jungle : chaque navigateur internet support différents formats d’encodage vidéo. Voici un extrait d’une page très complète sur le sujet.

Pour me simplifier la vie, je ne propose la vidéo qu’au format mp4. Pour les navigateurs qui ne supportent pas ce codec, le lecteur se rabattera sur un lecteur flash, ce qui me convient très bien.

Cependant, le format mp4, c’est vague et pour que les vidéos puissent être visionnées sur un iPhone, le format doit être limité et le profil judicieusement choisi.

VideoJS présente d’ailleurs une petite lacune à ce niveau-là : il n’est pas possible de proposer plusieurs encodages mp4, par exemple une première version en bonne résolution pour une visualisation à partir d’un poste fixe, et une autre version en basse résolution pour une visualisation à partir d’un smartphone.

Toujours est-il que j’ai opté pour les réglages d’exportation suivants avec QuickTime :

  • Débit 512 kbits/s (à mon avis un compromis acceptable entre la taille du fichier et la qualité)
  • Taille de l’image : 640×360 (pour du 16:9 évidemment). 640, c’est la taille maximale supportée par un iPhone 3.
  • Profil de base (bouton Options vidéo...)
  • 96 kbps pour l’audio

Téléchargement de la vidéo

Au sein de l’arborescence créée par WordPress, il y a le répertoire wp-content/uploads/. J’y ai créé un répertoire videos/ dans lequel je transfert toutes mes vidéos.

Attention : avec mon hébergeur (peut-être le vôtre aussi), si le nom de fichier contient des accents, il sera introuvable depuis un lien externe.

Intégration dans une page WordPress

Grâce au plugin WordPress pour VideoJS, l’intégratoin au sein d’une page WordPress est très simple. Il suffit de mettre la balise suivante :

[video mp4="http://adresse_blog/wp-content/uploads/videos/video.mp4" preload="false" width="450" height="253"]

Les possibilités de réglages sont bien plus vastes que celles que j’utilise ici : il est possible de définir plusieurs formats de vidéo, de spécifier une image, etc.

En conclusion

Cette dernière solution n’est pas encore parfaite, mais elle me convient mieux que toutes les autres :

  1. La vidéo est privée : elle n’est accessible que depuis le blog. Elle n’apparaît nulle part ailleurs. Si en plus le blog n’est pas référencé, le niveau d’intimité obtenu me convient parfaitement.
  2. En ajoutant un lien vers le fichier mp4, les personnes qui le souhaitent peuvent télécharger la vidéo (sans même avoir un compte vimeo). Elle sera évidemment dans une résolution plus faible que l’originale.
  3. Les vidéos sont visibles sur un iPhone et un iPad. Certes la résolution pourrait être améliorée pour un iPhone 4 et un iPad, mais pour l’instant, c’est une limitation de VideoJS.
  4. Les vidéos sont facilement visionnable, sans avoir à introduire à chaque fois un mot de passe.
  5. C’est moi qui décide de la qualité et du compromis que je souhaite faire.

En tous les cas, c’est un très beau boulot que l’équipe qui développe VideoJS nous met à disposition. En plus, ils sont très actifs sur leur forum de support.

Télécharger une vidéo de la TSR

Thursday, November 18th, 2010

J’avais déjà évoqué le fait qu’internet recèle de vidéos intéressantes. Pour les plus intéressantes d’entre elles, je tiens à pouvoir les stocker localement sur mon disque.

La TSR (Télévision Suisse Romande) met à disposition sur son site internet  la majeure partie des émissions qu’elle produit, ainsi que ses différents journaux télévisés.

Ces vidéos sont librement accessible mais uniquement en streaming. Aucune possibilité de téléchargement n’est offerte et malheureusement, Flash Video Downloader ne fonctionne pas avec le site de la TSR.

Pour contourner ce problème, il peut être bon de savoir que certaines émissions peuvent être obtenues par podcast. Ce n’est malheureusement pas le cas des journaux télévisés.

Pour télécharger un sujet diffusé durant le téléjournal, la seule façon que j’ai trouvée est d’utiliser le logiciel Stream Transport (malheureusement seulement disponible pour Windows).

Son fonctionnement est très simple : il suffit de lui spécifier une adresse internet contenant une vidéo et de démarrer une tâche de téléchargement. Si tout se passe bien, après un certain temps (parfois un temps certain), la vidéo est enregistrée sur le disque dur.

Dans le cas d’une vidéo de la TSR, celle-ci est encodée en FLV. Mais il est très simple de l’encoder dans un format plus pratique grâce à Quicktime et Perian.

Vimeo, iframe et WordPress

Monday, November 1st, 2010

Maintenant que vimeo supporte l’HTML5 pour ses vidéos, il serait dommage de ne pas utiliser cette nouvelle fonctionnalité pour diffuser des vidéos sur un blogue WordPress, d’autant plus que cela permet de voir ces vidéos sur les iPods, iPhones et autres iPads.

Le problème, c’est que l’intégration de vidéos vimeo se fait au moyen d’une balise <iframe> et que pour des raisons de sécurité, WordPress la supprime.

Pour résoudre ce problème, il faut passer par l’usage d’une extension (plugin). En l’occurence, j’utilise l’extension suivante : insereIframe.

Elle a l’avantage de rendre simple la modification du code d’intégration fourni par vimeo. Par exemple, le code d’intégration suivant :

<iframe
src="http://player.vimeo.com/video/16366056?byline=0&amp;portrait=0"
width="450" height="360" frameborder="0"></iframe>

devient :

[iframe:
src="http://player.vimeo.com/video/16366056?byline=0&amp;portrait=0"
width="450" height="360" frameborder="0"]

Mise à jour

Je n’utilise plus vimeo pour diffuser mes vidéos, mais un lecteur libre, VideoJS.

Télécharger une vidéo flash

Tuesday, July 7th, 2009

Il est de plus en plus courant de trouver des vidéos au format flash sur les différentes pages internet que je consulte.

Lorsqu’une de ces vidéos m’intéresse particulièrement, je tiens à la conserver en local, sur mon disque à moi car je crains trop que la page internet qui la diffuse disparaisse un jour.

Pour y arriver, il faut faire appel au logiciel gratuit Flash Video Downloader.

L’utilisation est très simple. Une fois l’application démarrée :

  • Ajouter une nouvelle ligne en cliquant sur le bouton +.
  • Donner un nom au fichier qui sera créé sur le disque local et indiquer l’URL du site contant la vidéo.
    Flash Vide oDownloader
  • Si le site contient une vidéo de publicité (qui ne nous intéresse pas), cocher la colonne Ad.
  • Démarrer le téléchargement en cliquant sur le bouton Begin Downloading.

Lorsque le téléchargement est terminé, nous avons sur notre disque local un fichier au format FLV. Je n’aime pas conserver mes vidéos dans ce format, je préfère les convertir en H.264. Pour ce faire, j’utilise QuickTime Pro.

Malheureusement, dans sa version standard, QuickTime n’est pas capable de lire des fichiers FLV. Mais ce problème est facilement contourné en installant Perian, outil indispensable à tout utilisateur de QuickTime.

MISE À JOUR 25 juin 2012

Une façon nettement plus pratique et qui donne de meilleurs résultats consiste à utiliser DownloadHelper, qui s’installe comme plugin pour Firefox.

Dès qu’une vidéo sur une page web peut être téléchargée, l’icône du plugin s’allume et affiche un menu pour télécharger la vidéo.

Ce plugin fonctionne à merveille avec YouTube par exemple.

Seul défaut : il ne fonctionne malheureusement pas avec les vidéos de la RTS (anciennement TSR).

Mise à jour novembre 2013

Une autre solution qui fonctionne dans de nombreux cas est de passer par le site http://file2hd.com.

Perian, couteau suisse de QuickTime

Wednesday, July 1st, 2009

Perian est un indispensable plugin pour QuickTime. Cerise sur le gâteau : celui-ci est gratuit !

Télécharger Perian

Il permet de lire une quantité de formats vidéo et audio supplémentaires avec QuickTime.

Parmi les plus importants (en ce qui me concerne), je pourrais citer DIVX et FLV.